Visite du musée

1h30Visite libre

L’Espace Métal / Halle de Grossouvre propose aux visiteurs une exposition permanente, permettant de découvrir l’histoire de la métallurgie dans la région, à travers une scénographie interactive. Un duo surprenant, vous est présenté, formé par Jamy Gourmaud, concepteur et animateur d'émissions télévisées (c’est pas sorcier) et son partenaire plein de verve, qui incarne le fantôme de Georges Dufaud, célèbre inventeur. Ils vous accompagnent et vous invitent à découvrir les grandes étapes de la fabrication du fer à travers une scénographie ludique et interactive.

Une scénographie animée par Jamy Gourmaud

A la sortie de l’usine :

Georges Dufaud, ancien maitre de forges, l’un des deux guides virtuels, vient se présenter. Il raconte sa vie, ses études dans les grandes écoles et son lien avec les forges de Grossouvre. Une fois, son discours d’introduction achevé, il nous invite à monter abord du wagon pour partir à la découverte des grandes réalisations liées à la métallurgie.

Dans le wagon :

A bord du wagon, le voyage commence par un retour dans le passé et plus précisément au XIXème siècle que Georges Dufaud n’hésite pas à qualifier de nouvel âge du fer. Il évoque les grandes réalisations en fer et en fonte, tels que les rails de chemins de fer, les ponts et les charpentes métalliques. Toutes ses réalisations prennent forme au fur et à mesure sur les écrans présents à l’intérieur du wagon. Très absorbé par ses explications, le maitre de forges entend que l’on frappe à la porte, et là surprise, notre célèbre guide, Jamy Gourmaud, fait son entrée. Il se présente alors à Georges Dufaud et discute avec lui des objets produits en fer et en fonte. C’est le début de nombreux échanges entre nos deux guides tout au long de la visite, qui vont ainsi allier le passé au présent, jusqu’en gare de Grossouvre.

Première salle :

La première salle du musée se compose dans un premier temps d’une série de trois maquettes interactives expliquant la présence d’éléments naturels nécessaires au développement de l’activité métallurgique, dans cette région. Le minerai de fer est abordé sous la forme d’une maquette qui par pression de la main active un périscope, qui nous permet de retrouver Jamy au fond d’une mine pour qu’il nous explique les propriétés du minerai de fer. En relevant la tête, on aperçoit alors la maquette de la forge hydraulique, dont la manivelle, une fois tournée, met en mouvement la forge et notamment ses soufflets. Le combustible n’est pas en reste, puisqu’en ouvrant la meule à charbon de bois reconstituée, on découvre la combustion du bois pour obtenir le charbon de bois. Ensuite direction la table des ingrédients. En effet, les trois ingrédients indispensables pour produire de la fonte, ont été mélangés, il faut les retrouver parmi les différentes combinaisons possibles.

Il est temps de prendre place devant le théâtre optique. Jamy et Georges vont alors évoquer les réalisations en fonte du XIXème siècle en évoquant les particularités de ce métal qui nous semble aujourd’hui si simple. Le dialogue entre passé et présent se poursuit par une présentation d’une série d’objets en fonte, très variés et utiles à notre vie quotidienne. Le film, une fois terminé, il est alors possible de rentrer à l’intérieur de l’atelier du contremaitre, où un dispositif interactif, présente les différents âges des métaux et leurs principaux apports. En sortant de l’atelier, des reproductions de photos d’époque, permettent d’appréhender les conditions de travail des ouvriers dans les forges. Cette découverte des conditions de travail des ouvriers se poursuit dans la seconde salle.

Deuxième salle :

La deuxième salle invite à la déambulation puisqu’une série de panneaux explicatifs illustrées s’y trouve. Le premier panneau présente les différents métiers de la métallurgie. Chaque vignette correspondant à un métier spécifique nécessaire au développement de la forge. Afin d’établir des comparaisons avec notre époque, le salaire journalier de chaque ouvrier est converti en équivalent en pain. Les conflits entre villageois et maitre de forges, tout comme les effets de la météo sur l’activité métallurgique font l’objet de panneaux explicatifs et imagés.

Dans cette même salle, nous sommes sensibilisé aux conséquences de l’exploitation des forges par le biais de deux balances, indiquant les quantités nécessaires de matières premières pour obtenir de la fonte en grande quantité.

Ce besoin d’amélioration constante des forges conduit notre maitre de forges à partir en voyage en Angleterre

Troisième salle :

En entrant sous la verrière métallique, Georges Dufaud apparait instantanément pour faire le récit de son voyage en Angleterre. Il n’omet aucuns détails, de sa traversée de la Manche à sa découverte de nouvelles méthodes de production. Au cours de ses explications, il aborde des avancées techniques majeures tels que l’introduction des machines à vapeur dans les forges et l’utilisation de la houille. Son voyage se ponctue par une nouvelle traversée de la manche toujours aussi houleuse.

La houille, appelée aussi charbon de terre et son dérivé le coke sont présentés sous forme d’échantillon que l’on peut toucher.

On pénètre ensuite à l’intérieur du haut fourneau, où Jamy Gourmaud reprend la main pour approfondir le fonctionnement d’un haut fourneau et les réactions chimiques qui s’y produisent. Tout le procédé de transformation du minerai de fer est accompagné pas à pas par Jamy, jusqu’au produit final, la fonte. Le haut–fourneau s’éteint alors, on ressort de ce dernier pour découvrir le fonctionnement d’un autre four. En abaissant une poignée, le four puddler s’anime et on constate que Jamy n’est pas loin pour nous livrer les particularités de ce four.

La visite se poursuit par une découverte des objets en fonte réalisés au XIXème siècle parmi lesquels on peut citer les plaques d’égouts, les canalisations, les piles de ponts et bien sûr la tour Eiffel. Il est temps de poinçonner la carte remise en début de visite pour cela il suffit de tourner la roue qui actionne le marteau-pilon. A proximité immédiate du marteau pilon, se trouve la reproduction d’un laminoir et d’une machine à vapeur dont les gains en productivité sont indiscutables. En appuyant sur le bouton de la machine à vapeur, cette dernière se met en mouvement et le son familier de la machine à vapeur retentit.

Il est temps de passer à l’étage pour comprendre la transformation de la fonte en un métal plus résistant, l’acier.

A l’étage :

Si le réez de chaussée du musée est consacré à la transformation du minerai de fer en fonte, l’étage est lui dédié à la transformation de la fonte en acier.

On trouve à l’étage, une reproduction d’un four Bessemer, développé par le britannique Henry Bessemer au début du XIXème siècle, qui permet de transformer la fonte en fusion en acier. Un tour de manivelle, et le four s’incline comme dans les fonderies. L’acier est ainsi déversé dans un creuset.

Qui dit four anglais, dit four français, au XIXème siècle, l’émulation n’est pas un vain mot. Pierre Emile Martin, le petit fils de Georges Dufaud développe lui aussi un four. En visionnant des images d’archives et des schémas, le four Martin devient plus accessible.

Le lien entre passé et présent se poursuit par la découverte du fonctionnement des fours d’aujourd’hui pour cela un écran tactile permet de sélectionner différents contenus qui vont de l’usage de l’acier à notre consommation actuelle de ce métal, en passant par son recyclage.

Le recyclage des métaux, c’est justement l’objet du film projeté dans la salle de cinéma. Installé dans des fauteuils très confortables, où le son arrive directement au niveau des oreilles, on assiste aux étapes de recyclage et de transformation d’une vielle voiture pour aboutir à une œuvre d’art, qui n’est pas tant éloigné de notre maitre de forges.

En sortant du cinéma, en apposant les mains sur un pupitre, l’histoire de la halle, le bâtiment qui abrite le musée se dévoile. Des vues du bâtiment permettent de comprendre son usage au temps des forges, son classement en tant que monument historique, sa réhabilitation et l’installation de la scénographie actuelle. La boucle du temps est ainsi remontée.

La visite se termine dans l’espace consacré à l’exposition temporaire.

Classé dansLa découverte de la Halle

Ces activités peuvent aussi vous intéresser

Historique de la HalleConstruite entre 1841 et 1844, la Halle à charbon de Grossouvre a été classée monument historique en 1999. ...Atelier de création floraleUne découverte de l’art floral Selon le rythme des saisons et des occasions, venez découvrir les tours de main et ...
Réservez vos activités